Compression du nerf cubital

La compression du nerf cubital au coude est une pathologie similaire au syndrome du canal carpien. Cette fois, c’est le nerf cubital qui est comprimé au niveau du coude.


Compression du nerf cubital : symptômes et diagnostic

Le patient est moins sensible au niveau du quatrième et du cinquième doigt de la main. Ce symptôme peut être accompagné de douleurs au niveau du coude, de la face interne de l’avant-bras et de la main.

Dans les formes plus avancées, le patient se plaint d’une perte de force et plus rarement d’une perte de dextérité au niveau des doigts.

Dans les cas les plus graves, on constate une fonte musculaire (amyotrophie), qui accentue le creux entre le pouce et l’index, ainsi qu’entre les os du dos de la main (espace entre les métacarpiens).

L’examen clinique permet d’établir un diagnostic, qui pourra être confirmé par une exploration électrophysiologique (EMG), au cours de laquelle les courants électriques associés à l’activité musculaire sont enregistrés. L’examen s’achève par une échographie du coude.

Cependant, dans certains cas, les examens complémentaires font état de résultats normaux et seules les plaintes du patient permettent d’établir le diagnostic.


Compression du nerf cubital : traitement et évolution

Traitement médical

Les formes débutantes peuvent être traitées à l’aide d’une attelle nocturne immobilisant le coude à 60°.

Traitement chirurgical

En cas de plaintes persistantes associées à une perte de force et des douleurs principalement nocturnes, un traitement chirurgical sera nécessaire. L’intervention s’effectue sous anesthésie locorégionale en hôpital de jour. Le coude n’est pas immobilisé après l’opération. La cicatrice apparaît sur la face interne du coude. Dans certains cas, le nerf doit être déplacé de sa gouttière afin d’éviter une irritation supplémentaire lors des mouvements de flexion/extension du coude, ou lorsque le nerf cubital se trouve déjà hors de sa position anatomique normale.

Après l’intervention, les douleurs disparaissent rapidement, mais une sensibilité peut persister quelque temps. La récupération de la force est elle aussi plus longue.

La zone opérée peut rester sensible pendant plusieurs semaines, surtout chez les patients dont le nerf a été déplacé.
Dans les formes avancées de la maladie, la récupération peut être incomplète. Il est donc préférable d’opter pour un traitement le plus tôt possible pour de plus grandes chances de résultat.