Doigt à ressaut

Le doigt a ressaut se produit quand le ou les tendons fléchisseurs ne coulissent pas librement dans leurs gaines respectives.

Un nodule ou une tuméfaction peut apparaître, ainsi qu’une douleur due à une plus grande résistance lors du passage des tendons.


Doigt à ressaut : symptômes et diagnostic

Le patient éprouve une douleur isolée ou associée à une sensation de blocage du doigt en flexion ou en extension. Ce phénomène se produit généralement au réveil.

La pathologie touche le plus souvent le pouce et l’annulaire, mais les autres doigts peuvent être atteints.

Ce phénomène est également très présent chez les patients diabétiques.

Dans la plupart des cas, le phénomène n’a pas de cause évidente, mais le travail manuel répétitif et les travaux lourds occasionnels peuvent le déclencher.

Il peut également apparaître après une chirurgie d’un syndrome du canal carpien sans toutefois en constituer une complication.


Doigt à ressaut : traitements et évolution

Traitement médical

Dans un premier temps, le médecin procède à une infiltration à la cortisone (sous réserve de contre-indication médicale), qui s’avère efficace dans plus de 50 % des cas.

Après l’infiltration, le doigt peut être plus douloureux pendant 24 à 48 heures, mais les résultats ne seront effectifs qu’après un délai de quatre semaines environ.

Traitement chirurgical

En cas de récidive ou faute d’amélioration, une intervention chirurgicale a lieu en vue de libérer les tendons fléchisseurs au niveau de la poulie A1 de la paume de la main. L’opération s’effectue sous anesthésie locale en hôpital de jour.

En cas de déficit d’extension du doigt avant l’opération, une attelle sera mise en place.


Doigt à ressaut : complications

Le risque de complications est très faible.

L’infection reste possible, comme pour tout acte chirurgical.

La cicatrice peut être importante, voire sensible au contact pendant les premières semaines suivant l’opération.

En cas de travail manuel lourd, une incapacité de travail de trois à quatre semaines est préconisée. En cas de travail administratif, l’incapacité de travail sera plus courte (en général, deux semaines).