Syndrome du canal carpien

Le canal carpien est situé entre les os du carpe et le ligament annulaire du carpe. Il contient le nerf médian, qui assure la sensibilité du pouce, de l’index et du majeur. Le nerf médian ainsi que 9 tendons passent dans ce canal.

La compression du nerf médian au niveau du poignet apparaît généralement sans cause particulière, mais elle peut être liée à une fracture, un travail manuel intense, une activité sportive, des troubles endocrinologiques (diabète, hypothyroïdie, carence en vitamine B6, obésité, etc.), une grossesse, un allaitement ou tout autre changement hormonal.


Syndrome du canal carpien : symptômes et diagnostic

Le syndrome du canal carpien touche essentiellement l’adulte, et souvent les femmes de 40 à 50 ans. Les personnes atteintes se plaignent de picotements à l’extrémité des doigts, qui les réveillent la nuit. On appelle ce phénomène « acroparesthésie » nocturne.

Les deux mains sont très souvent atteintes simultanément.

Les patients peuvent également avoir « des fourmis dans les doigts » en journée, ce qui les amène parfois à lâcher les objets.

Une douleur du poignet peut se faire sentir et irradier dans le coude, voire jusqu’à l’épaule.

L’examen clinique est capital pour définir le degré de la pathologie.

Une électromyographie est également nécessaire afin d’évaluer l’activité électrique du nerf et ainsi confirmer le diagnostic. Des électrodes sont appliquées dans la peau et permettent de mesurer l’influx transmis par le nerf. Grâce aux résultats de l’examen, le médecin pourra établir le stade de la pathologie et prescrire le meilleur traitement.


Syndrome du canal carpien : traitement et évolution

Traitement médical

Un traitement médical peut être tenté avant toute autre intervention. Il consiste à modifier les activités dans la mesure du possible. Le port d’une attelle nocturne s’impose et peut être accompagné d’infiltrations.

Traitement chirurgical

L’intervention chirurgicale consiste à libérer un canal carpien sous pression. Cette intervention est la plus fréquente en chirurgie de la main (5 % de la population adulte).

Elle a lieu en hôpital de jour, en général sous anesthésie locale et n’exige qu’une petite incision au niveau de la paume.

Le pansement est changé le lendemain ou le surlendemain. Aucun plâtre n’est nécessaire, car la mobilisation active des doigts est encouragée dans les plus brefs délais. Cela permet ainsi de récupérer la mobilité grâce à une contraction musculaire volontaire.

Les douleurs post-opératoires peuvent être soulagées grâce au paracétamol (Dafalgan, Panadol, etc.).

Le pansement doit rester sec une dizaine de jours.

Si la mobilisation des doigts a bien été effectuée, la kinésithérapie n’est pas nécessaire.

Les douleurs nocturnes cessent dès la première nuit.

Les picotements en journée peuvent parfois persister en fonction de la durée et de l’importance de la compression du canal carpien avant l’opération, d’où l’importance d’intervenir dans des délais raisonnables.

Une incapacité de 2 à 8 semaines est conseillée, selon la profession.